Ricordi d’infanzia

Le Villou

C‘era una volta, in un paesino della Bretagna che contava meno di 700 anime, una bimba alta e magra al punto da assomigliare ad un asparago. Tutti i giorni si incamminava verso la scuola delle suore, o piuttosto dellA suora, perché Sœur Jean era l’unica insegnante. Si dedicava a rotazione alle 4 classi della scuola. Ogni classe era composta da tre o quattro alunni. L’ultimo anno delle elementari eravamo in quattro nella mia classe, c’era Jean Mi (diminutivo di Jean Michel), Jacqueline, Josiane e io. Ogni trimestre, io e Jean Mi lottavamo per il titolo di primo della classe. Effettivamente non era poi molto difficile e così ci alternavamo. L’anno successivo, la storia cambiò perché le scuole medie più vicine si trovavano a Dinan, a 10 km dal paesello.

Per facilitarmi le cose, i miei pensarono bene di iscrivermi al Lycée de Jeunes Filles Broussais in regime di “internat”, entravo il lunedì mattina e tornavo a casa il sabato a mezzogiorno, con un’uscita il mercoledì pomeriggio quando mi veniva a trovare Mamma. Ma non aveva preso in considerazione il fatto che non avrei sopportato tutti questi cambiamenti drastici. Ritrovarmi in un colpo solo lontana da casa per tutta la settimana, in una scuola enoooooooorme con un sacco di classi (normali) di 30 bambine, mi procurò uno stress terribile. Per 15 giorni, non ho fatto amicizia con nessuno, troppo timida per avvicinarmi alle bambine sconosciute; avevo delle ferite all’altezza delle caviglie per colpa della cartella (all’epoca non esistevano gli zaini) piena di tutti i libri e tutti i quaderni di tutta la settimana che mi portavo sempre appresso, nessuno mi aveva detto che “les internes” avevano un armadietto a disposizione. Quando arrivava il mercoledi pomeriggio, ero felice di vedere la mia Mamma per i primi 5 minuti, dopo di ché cominciavo a piangere ed implorarla di non rimandarmi lì dentro. Per quindici giorni ho mangiato e dormito pochissimo. Ero a un passo dalla depressione più nera. Poi i miei genitori mi tolsero dall’internat e mi bastò prendere la corriera mattina e sera per riprendere a vivere. Piano piano mi sono creata le mie amicizie e tutto proseguì normalemente.

Passarono tre anni, acquisii un pochino di sicurezza in me stessa ma mi rendevo conto con disappunto di essere normale, anonima in mezzo a centinaia di altre ragazzine. Fino al momento in cui scoprii che il mio cognome era italiano. Un pensiero si intrufolò nella mia mente: “Ecco, questa è una cosa che le altre non hanno, allora sono diversa dalle mie compagne!” e questa sensazione fece crescere la mia autostima e la considerazione che, forse anch’io potevo essere interessante in qualche maniera.

Cominciai a tempestare mio padre di domande sul perché e il percome i suoi genitori erano arrivati in Bretagna e fu in quel momento che nacque la mia grande curiosità sull’Italia e tutto quello che potevo collegare a questo paese, come la musica, la cultura, le targhe delle macchine, la cucina.

Decisi poi di intraprendere la ricerca dei miei antenati. Mia nonna paterna era già mancata da qualche anno, prima che potessi chiedere direttamente a lei di soddisfare le mie curiosità e Papà, putroppo, non sapeva molto. Per questo scelsi il metodo scientifico. Chiesi all’anagrafe di Dinan, il mio atto di nascita e fu l’inizio di una lunga avventura. L’atto di nascita di una persone riporta il nome, data e luogo di nascita dei genitori e molte altre informazioni sono trascritte nelle annotazioni marginali. Scrivendo ai comuni che via via scoprivo nei vari atti, anno dopo anno, come un segugio che segue le tracce della preda, riuscii a risalire al luogo di nascita del mio bisnonno: Correggio in provincia di Reggio Emilia.

***(segue)***

 


Il était une fois, dans un village breton de moins de 700 habitants, une fillette tellement longue et maigre qu’elle ressemblait à une asperge. Tous les jours, elle allait à l’école à pied. Le nom de l’école des sœurs, ou plutôt de LA sœur, parce qu’il n’y avait qu’une enseignante, était le Villou. Sœur Jean s’occupait de 4 classes, à rotation. Chaque classe était formée de 3 ou 4 élèves. Pendant la dernière année des primaires, nous étions 4 dans ma classe, il y avait Jean Mi (diminutif de Jean Michel), Jacqueline, Josiane et moi. Chaque trimestre je luttais contre Jean Mi  pour obtenir le titre de premier de la classe. Évidemment, on n’avait pas beaucoup de mérite et on s’alternait, une fois lui, une fois moi. L’année suivante, les choses furent tout à fait différentes puisque le lycée le plus proche se trouvait à Dinan, à 10 km de mon village.

Pour me faciliter les choses, mes parents m’avaient inscrite comme interne au Lycée d’État de Jeunes Filles Broussais, j’y rentrais le lundi matin et j’en sortais le samedi midi. On avait droit à une sortie le mercredi après-midi. Mes parents avaient choisi cette solution pour mon bien, mais ils ne pouvaient pas s’imaginer que je n’aurais pas supporté tous ces changements. Je me suis retrouvée tout à coup loin de chez moi pendant toute la semaine, dans une école enooooooorme qui comptait une infinité de classes nombreuses (30 filles, ce n’était normal que pour les autres!). Tout cela m’a procuré un stress terrible. Pendant 15 jours je n’ai parlé à aucune de mes compagnes, trop timide pour faire connaissance avec des inconnues, j’avais des bleus sur les mollets et les chevilles en sang à cause du cartable (à cette époque là, les sacs à dos n’existaient pas encore) dans lequel j’avais mis tous les livres et cahiers de toute la semaine; je le trainais toujours avec moi car je ne savais pas que les internes avaient des casiers à leur disposition. Quand Maman me sortait de là le mercredi, j’étais heureuse pendant les 5 premières minutes, après quoi je commençais à pleurer et à l’implorer de ne pas me renvoyer là-dedans. Pendant quinze jours j’ai très peu mangé et mal dormi. J’étais à un pas de la plus noire des dépressions. Et puis mes parents m’ont retirée de l’internat et il m’a suffi prendre le car matin et soir pour recommencer à vivre. Petit à petit je me suis fait des amies et toute ma scolarité se déroula normalement.

Trois ans plus tard, j’avais acquis un petit peu d’assurance, mais je  me trouvais totalement anonyme, invisible parmi des centaines de filles toutes pareilles. Jusqu’au moment où j’ai découvert que mon nom de famille était italien et une pensée se faufila dans ma tête: “Oh! voila enfin quelque chose que les autres n’ont pas, alors je ne suis pas comme mes copines!” et cette sensation a fait augmenter ma confiance en moi et j’ai commencé à prendre en considération le fait que je pourrais être intéressante, moi aussi, d’une certaine façon.

J’ai alors commencé à bombarder mon père de questions sur les raisons et les circonstances de l’arrivée de ses parents en Bretagne et c’est à ce moment là que ma grande curiosité sur l’Italie et tout ce qui s’y rapporte est née.  Je voulais tout savoir sur la musique, la culture, les plaques minéralogiques des voitures et la cuisine italienne.

C’était décidé: j’aurais entrepris la recherche de mes aïeux . Ma grand-mère paternelle était décédée quelques années avant que je ne puisse lui poser personnellement toutes mes questions et malheureusement, Papa ne savait pas grand chose. J’ai donc opté pour la méthode scientifique. J’ai demandé à l’État Civil de Dinan de me fournir mon acte de naissance et une longue aventure a commencé. L’acte de naissance d’une personne contient le nom, la date et le lieu de naissance de ses parents et les annotations marginales fournissent d’autres informations supplémentaires. J’ai demandé copie de ces actes à toutes les mairies des communes que je découvrais au fur et à mesure dans les documents que je recevais, et petit à petit, comme un chien de chasse qui suit une piste, j’ai réussi à localiser le lieu de naissance de mon arrière-grand-père: Correggio dans la  province de Reggio Emilia.

***(à suivre)***
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2 thoughts on “Ricordi d’infanzia

  1. Pingback: Cittadina (anche) italiana! | Blutriskell – Il blog di Cris

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